Concours Rousseau 2016: On fait le bilan, calmement

Team Cergy1
L’équipe de l’université de Cergy-Pontoise accompagnée de leurs entraineurs Arnaud Lobry et Elodie Weil

Chose promise chose due ! La team Rousseau est de retour et elle vous raconte tout sur l’édition 2016 du concours à Cuba.

Après des semaines d’entraînement de plaidoirie, c’est le jeudi 5 mai que nous nous sommes enfin envolés vers Cuba afin de rejoindre les autres équipes et entamer la dernière phase de notre aventure. Suite à quelques péripéties et pas des moindres, dont je vous épargne ici les détails, nous sommes, tant bien que mal, arrivés à Varadero. Nous avons alors découvert notre logement qui allait devenir notre quartier général pour les sept prochains jours pour écrire et préparer nos plaidoiries avec l’aide et le soutien de nos chers coaches.

Durant la soirée d’ouverture, les organisateurs du concours nous ont présenté de façon détaillée le concours, son fonctionnement et le programme pour les jours à venir. Cette soirée a également été l’occasion de faire connaissance avec les autres équipes. C’est le lendemain, après un colloque portant sur le thème des « locations de territoire en droit international » que nous sommes entrés dans le vif du sujet. Ce colloque a notamment été l’occasion d’entendre monsieur le Professeur M.J Strauss concernant le cas particulier de Guantanamo.

Colloque varadero
Colloque sur les locations de territoire en droit international avec de gauche à droite: Géraldine Giraudeau, Micheal J. Strauss, Yenny Vega Cardenas, Daniel Turp

C’est à la fin de ce colloque que les mémoires sur lesquels nous allions travailler ont été distribués. Lors des joutes éliminatoires, la partie cubaine de l’équipe de Cergy a eu l’occasion d’affronter l’équipe de Vrije Universiteit Brussel et l’équipe de l’université de Potsdam. La partie américaine quant à elle a affronté l’équipe de l’université d’Aix-En-Provence ainsi que celle de l’institut des hautes études internationales et de développement de Genève. Lors de ces plaidoiries, chaque binôme disposait de 40 minutes, soit approximativement 20 minutes par plaideurs, lors desquelles, ils pouvaient être interrompus et interrogés par le jury. Les plaideurs de chaque équipe disposaient ensuite de 5 minutes de réplique/duplique. Nos joutes ont eu lieu du lundi au mercredi, nous disposions d’un temps raisonnable pour lire les mémoires adverses et réajuster en conséquence nos plaidoiries. Le principe fondamental à retenir lors de ces joutes est celui du contradictoire, une plaidoirie réussie est une plaidoirie qui répond au mémoire adverse et qui ne se base pas seulement sur une argumentation orale des points déjà développés dans son propre mémoire écrit. La difficulté réside à ce stade à s’imprégner dans un temps limité du mémoire adverse et de trouver des contre-arguments juridiques. Il ne faut surtout pas se laisser déstabiliser par une structure de mémoire qui varie d’une équipe à une autre.

cergy HEIDI
L’équipe de L’IHEID de Genève (camp cubain) face à l’équipe de Cergy (camp américain)

La joute en elle-même peut, selon moi, paraître quelque peu intimidante au premier abord, mais le défi consiste justement à se maîtriser parfaitement. A maitriser sa voix et sa gestuelle, et à ne rien laisser transparaître. Comme nos coaches nous l’ont très souvent répété, pour réussir sa plaidoirie il faut entrer dans son rôle de conseil et jouer le jeu à 100%. Effectivement, cette pratique permet non seulement d’accomplir une prestation de qualité mais aussi de profiter pleinement du concours.

L’équipe de Cergy n’a pas pu accéder à la demi-finale des plaidoiries. Elle a toutefois eu l’occasion de plaider lors d’une dernière joute face à l’université de Bucarest : la joute de classement. Cette ultime plaidoirie est plus longue que les précédentes, elle réunit en effet l’équipe dans son ensemble pour une durée totale de 45 minutes. La plaidoirie à quatre s’avère plus compliquée que celle à deux, la communication pour les répliques et dupliques, durant 10 minutes cette fois-ci, est plus compliquée, il faut donc en avance s’organiser sur ce point.

La finale entre l’équipe de l’université fédérale de Minas Gerais de Brésil et celle de l’institut des hautes études internationales et de développement de Genève s’est déroulée dans la journée du vendredi. Cette journée s’est achevée par la soirée de clôture de l’édition 2016, remportée par l’équipe de l’université fédérale de Minas Gerais, que nous félicitons encore chaleureusement.

Cette semaine très intense en termes de travail et d’effort intellectuel, a surtout été l’occasion de faire la rencontre d’éminents professeurs et de jeunes juristes venus du monde entier. De partager autour d’une passion commune, le droit international, de vivre une aventure unique qui s’est conjuguée non seulement en une expérience pédagogique mais aussi en une expérience humaine. Les plus sceptiques auxquels j’ai pu dire « le plus important est de participer et non pas de gagner », m’ont répondu que ce sont uniquement des propos tenus par les perdants. Mais la vérité, c’est qu’il n’y a pas de perdant au Rousseau, faire parti de cette aventure incroyable vaut toutes les gloires. Nous sommes ravis et honorés d’avoir pu partager cette édition avec nos camarades venus d’ailleurs et nos estimés enseignants et coaches. Nous sommes à présent fier de faire partie de la grande famille Rousseau.

Rousseau photo famille

Nous remercions l’université de Cergy-Pontoise de nous avoir permis de tenter cette expérience et très particulièrement notre enseignant Monsieur le Professeur Cosnard. Enfin et surtout un immense MERCI à Arnaud et Elodie, nos formidables coaches, qui nous ont supportés depuis le mois d’octobre. Leur aide précieuse, leur soutien, disponibilité et gentillesse à tout instant nous ont été précieux et nous ont permis d’obtenir la 7ème place au classement des mémoires.

Maryam (promo 2015-2016)

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Lawyer up ! Rousseau is coming

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L’équipe Rousseau 2016: Gershôn, Badiant, Cindy et Maryam 

Qu’est-ce que le concours Rousseau ?

Véritable institution, le concours Rousseau est un procès simulé en droit international. Ce concours réunit des internationalistes éminents et plusieurs équipes issues de diverses universités à travers le monde. Chaque équipe de quatre étudiants est composée de deux binômes, dont l’un est chargé de la demande et l’autre de la défense. Tous les ans, le cas proposé aux étudiants est défendu devant l’une des juridictions internationales (CIJ, CIRDI, ORD, TDIM…). Le but étant pour chaque équipe de résoudre au mieux le cas proposé et de le défendre avec brio à l’oral lors des plaidoiries.

La préparation au concours

En ce qui nous concerne, après une rapide sélection de l’équipe, les réunions de préparation avec nos deux coaches ont commencé dès le mois d’Octobre. La préparation se divise en deux temps, la rédaction des mémoires écrits, puis la préparation orale aux plaidoiries. Tout d’abord concernant la rédaction des mémoires écrits, il s’agit d’un travail de longue haleine, qui nécessite une recherche poussée de la doctrine et de la jurisprudence. Cette recherche s’avère être l’une des phases les plus intéressantes, car elle nous familiarise avec les méthodes et les outils jusqu’alors méconnus et plus stimulant encore, c’est la phase qui permet d’enrichir et d’approfondir ses connaissances et de saisir les subtilités de la matière. La rédaction du mémoire se fait ensuite avec une rigueur et une précision qui sont celles de la juridiction devant laquelle le cas est plaidé. Une fois que cette rédaction est achevée, commencent les entraînements pour les plaidoiries, lors desquels de précieux conseils sont donnés par nos coaches afin de réussir sa prestation orale le jour J. Nous le savons désormais, plaider est un art qui s’apprend !

Le jour J…

Au moment où je vous écris ces lignes, nous venons tout juste de terminer nos mémoires et commençons la phase des plaidoiries. Il m’est alors impossible de partager avec vous l’expérience dans son ensemble. Toutefois, je peux vous dire que jusqu’ici le concours Rousseau a été une aventure particulièrement palpitante. Les mémoires et nos plaidoiries en préparation sont le fruit d’un travail soutenu et d’efforts constants. En effet, il ne faut pas sous-estimer la quantité de travail qu’exige le concours. Pour réussir à jongler entre les cours et les préparations au concours, il est indispensable de bien s’organiser et de prévoir. L’un des autres bienfaits du concours est justement d’apprendre à organiser son travail et gérer son temps.

Pour terminer, je vous annonce que le Concours aura lieu cette année à Cuba ! Nous attendons donc avec impatience la suite des festivités et je vous invite également à revenir faire un tour sur notre site dès mi-mai pour connaître la suite de cette incroyable aventure.

Maryam (Promo 2015-2016)

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