Le concours Rousseau 2017 vu par Tania Tshibangu Mbiya:

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Je m’appelle Tania Tshibangu Mbiya, j’ai participé à l’édition 2017 du concours Rousseau au Bénin avec Asmae, Camille et Amandla. C’est un concours de plaidoirie en droit international public et en ce qui me concerne, ce concours a été une expérience inoubliable, unique et très instructive.

Au départ, lorsqu’on a été sélectionnées après une épreuve orale, je n’étais toujours pas certaine de ce qui était attendu de nous. Par la suite, nos coachs, Badiant Halifa et Arnaud Lobry, nous ont expliqué qu’il y avait deux étapes. D’abord la résolution sous forme de mémoire du cas pratique qui nous a été soumis, ensuite les plaidoiries face à différentes équipes internationales. Ces plaidoiries se déroulaient face à un jury composé pour la majorité de professeurs de droit qui exercent dans différents pays.

Personnellement, la période la plus difficile a été celle où on a dû faire des recherches afin d’étoffer nos mémoires. Il nous fallait énormément de références bibliographiques – pas toujours évidentes à trouver, pour affermir nos arguments. Nos coachs nous en demandaient beaucoup, ils voulaient toujours plus de références alors même qu’on avait eu du mal à trouver celles qu’on avait ! A vrai dire, on était très agacées à cette époque … Mais c’est seulement après qu’on a réalisé qu’ils avaient raison et que ces références étaient nécessaires.

J’appréhendais énormément pour la première plaidoirie mais elle s’est plutôt bien déroulée. Pour les suivantes on est vite entrées dans le rôle de conseiller devant la Cour Internationale de Justice. Notre arrivée en demi-finale était surprenante, nous étions tellement fières et contentes. C’est à ce moment précis qu’on s’est réellement rendues compte de l’immense travail qu’on a toutes les trois fourni mais surtout du travail de nos coachs. Je pense que sans eux on ne serait pas arrivé si loin.

Ils nous épaulaient sans cesse, ils se couchaient aussi tard que nous, nous commandaient les repas parce qu’on était trop absorbées dans nos recherches, ils nous faisaient répéter nos plaidoiries plusieurs fois etc. Parfois nous n’avions que deux ou trois heures de sommeil afin de préparer nos plaidoiries pour le lendemain à 9h, tout en sachant que nous avions les résultat des plaidoiries de la journée vers 19h voire 20h.

Arnaud était un vétéran et il a donc pu nous donner les bonnes directions et nous étions la première équipe de Badiant mais elle a su nous guider dans nos raisonnements.

Ce concours m’a apporté beaucoup de confiance en moi, d’autonomie et surtout de connaissances en droit international public. Je le conseille à tout étudiant qui a une affinité particulière avec le droit international public.

Enfin, j’aimerais ajouter que j’ai eu les meilleures coéquipières dont je puisse rêver. On a partagé beaucoup de choses et on a tellement ris, sans elles cette expérience n’aurait pas été aussi mémorable.

 

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